Texts without Comment for Chapter Seven

by Jacques Maritain

Description

Texts without comment for Chapter Seven of Creative Intuition in Art and Poetry.

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Creative Intuition in Art and Poetry

Publisher & Date

Bollingen Foundation Inc., 1953

I

1. Raissa Maritain, Sens et Non-sens en poésie:{a}

La poésie est le fruit d'un contact de l'esprit avec la réalité en elle-même ineffable et avec sa source. . . .

Le recueillement que procure une telle experience agit comme un bain de rafraichissement, de rajeunissement et de purification de l'esprit. Est-ce la le principe secret de la catharsis d'Aristote? Nous ne pouvons surestimer la profondeur du repos dont jouissent alors toutes nos facultés. C'est une concentration de toutes les energies de Fame, mais concentration pacifique, tranquille, qui ne suppose aucune tension; nine entre dans son repos, dans ce lieu de rafraichissement et de paix supérieurs a tout sentiment. Elle meurt "de la mort des Anges," mais c'est pour revivre dans l'exaltation et l'enthousiasme, dans cet état que l'on nomme a tort inspiration, parce que l'inspiration c'était deja ce repos lui-même, ou elle a passe inapercue. Maintenant l'esprit revigoré et vivifie entre dans une heureuse activité, si facile que tout parait lui être donne a l'instant et comme du dehors. En réalité, tout était la, dans l'ombre, cache dans l'esprit et dans le sang; tout ce qui va être mis en oeuvre était la, mais nous ne le savions pas. Nous ne savions ni le découvrir ni nous en servir avant de nous etre retrempés dans ces tranquilles profondeurs.

II

2. St.-John Perse (Alexis Leger), in Vents:{b}

. . . Et le Poète lui-meme sort de ses chambres millénaires.
Avec la guêpe terrière et Mote occulte de ses nuits,
Avec son peuple de servants, avec son peuple de suivants:
Le Puisatier et l'Astrologue, le Bucheron et le Saunier,
Le Savetier, le Financier, les Animaux malades de la Peste,
L'Alouette et ses petits et le Maitre du champ,
et le Lion amoureux et le Singe montreur de lanterne magique.

. . . Avec tous hommes de patience, avec tous hommes de sourire,

. . . Avec tous hommes de douceur, avec tous hommes de sourire sur les chemins de la tristesse,

. . . Avec tous hommes de douceur, avec tous hommes de patience aux chantiers de l'erreur,

Les Ingénieurs en balistique, escamoteurs sous roche de basiliques a coupoles,Les manipulateurs de fiches et manettes aux belles tables de marbre blanc, les vérificateurs de poudres et d'artifices et correcteurs de chartes d'aviation,

Le Mathématicien en quête d'une issue an bout de ses galeries de glaces, et l'Algebriste au noeud de ses chevaux de frise; les redresseurs de torts celestes, les opticiens en cave et philosopher polisseurs de verres,

Tous hommes d'abime et de grand large, et les aveugles de grandes orgues, et les pilotes de grand'erre, les grands Ascètes épineux dans leur bogue de lumière,

Et le Contemplateur nocturne, a bout de fil, comme l'épeire fasciée.

. . . Avec son peuple de servants, avec son peuple de suivants, et tout
son train de hardes dans le vent, o sourire, o douceur,
Le Poète lui-meme a la coupée du Siècle!
—Accueil sur la chaussée des hommes, et le vent a cent lieues courbant
l'herbe nouvelle.

Car c'est de l'homme qu'il s'agit, et de son renouement.

Quelqu'un au monde n'élèvera-t-il la voix? Témoignage pour l’homme .. .

Que le Poète se fasse entendre, et qu'il dirige le jugement!

3. E. E. Cummings, no man, if men are gods:{c}

no man, if men are gods; but if gods must
be men, the sometimes only man is this
(most common, for each anguish is his grief;
and, for his joy is more than joy, most rare)

a fiend, if fiends speak truth; if angels burn

by their own generous completely light,
an angel; or (as various worlds he'll spurn
rather than fail immeasurable fate)
coward, clown, traitor, idiot, dreamer, beast—

such was a poet and shall be and is

—who'll solve the depths of horror to defend
a sunbeam's architecture with his life:
and carve immortal jungles of despair
to hold a mountain's heartbeat in his hand

4. Henri Michaux, Magie:{d}

J'étais autrefois Bien nerveux. Me voici sur une nouvelle voie.

Je mets une pomme sur ma table. Puis je me mets dans cette pomme. Quelle tranquillité!

Ca a Fair simple. Pourtant it y a vingt ans que j'essayais; je n'eusse pas réussi, voulant commencer par la. Pourquoi pas? Je me serais cru humiié peut-être, vu sa petite taille et sa vie opaque et lente. C'est possible. Les pensées de la couche du dessous sont rarement belles.

Je commençai donc autrement et m'unis a l'Escaut.

L'Escaut a Anvers, ou je le trouvai, est large et important et il pousse un grand flot. Les navires de haut bord, qui se présentent, il les prend. C'est un fleuve, un vrai.

Je résolus de faire un avec lui. Je me tenais sur le quai a toute heure du jour. Mais je m'éparpillai en de nombreuses et inutiles vues.

Et puis, malgré moi, je regardais les femmes de temps a autre, et ca., un fleuve ne le permet pas, ni une pomme ne le permet pas, ni rien dans la nature.

Donc l'Escaut et mille sensations. Que faire? Subitement, ayant renoncé a tout, je me trouvai . . . ; je ne dirai pas a sa place, car, pour dire vrai, ce ne fut jamais tout a fait cela. Il coule incessamment (voila une grande difficulté) et se glisse vers la Hollande on it trouvera la mer et l'altitude zéro.

J'en viens a ma pomme. La encore, des tâtonnements; it y eut des experiences, c'est toute une histoire. Partir est peu commode et de même l'expliquer.

Mais en un mot, je puis vows le dire. Souffrir est le mot.

Quand j'arrivai dans la pomme, j'étais glacé.

III

5. Shelley, in A Defence of Poetry:

Poetry is not like reasoning, a power to be exerted according to the determination of the will. A man cannot say, "I will compose poetry." The greatest poet even cannot say it; for the mind in creation is as a fading coal, which some invisible influence, like an inconstant wind, awakens to transitory brightness; this power arises from within, like the colour of a flower which fades and changes as it is developed, and the conscious portions of our natures are unprophetic either of its approach or of its departure.

Could this influence be durable in its original purity and force, it is impossible to predict the greatness of the results; but when composition begins, inspiration is already on the decline, and the most glorious poetry that has ever been communicated to the world is probably a feeble shadow of the original conceptions of the poet. . . .

We are aware of evanescent visitations of thought and feeling sometimes associated with place or person, sometimes regarding our own mind alone, and always arising unforeseen and departing unbidden, but elevating and delightful beyond all expression: so that even in the desire and the regret they leave, there cannot but be pleasure, participating as it does in the nature of its object. It is as it were the interpenetration of a diviner nature through our own; but its footsteps are like those of a wind over the sea, which the morning calm erases, and whose traces remain only as on the wrinkled sands which pave it. . . .

Poetry redeems from decay the visitations of the divinity in man.

6. Baudelaire, Le Gait de l'Infini (in Le Poeme du Haschisch):

Ceux qui savent s'observer eux-mêmes et qui gardent la mémoire de leurs impressions, ceux-là qui ont su, comme Hoffmann, construire leur baromètre spirituel, ont eu parfois à noter, dans l'observatoire de leur pensée, de belles saisons, d'heureuses journées, de délicieuses minutes. Il est des fours ou l'homme s'éveille avec un génie jeune et vigoureux. Ses paupières à peine déchargées du sommeil qui les scellait, le monde extérieur s'offre à lui avec un relief puissant, une netteté de contours, une richesse de couleurs admirables. Le monde moral ouvre ses vastes perspectives, pleines de clartés nouvelles. L'homme gratifié de cette béatitude, malheureusement rare et passagère, se sent

à la fois plus artiste et plus juste, plus noble, pour tout dire en un mot.

Mais ce y a de plus singulier dans cet état exceptionnel de l'esprit et des sens, que je puis sans exagération appeler paradisiaque, si je le compare aux Lourdes ténèbres de l'existence commune et journalière, c'est qu'il n'a été créé 'par aucune cause Neff visible et facile à définir. Est-il le résultat d'une bonne hygiène et d'un régime de sage? Telle est la première explication qui s'offre à l'esprit; mais nous sommes obligés de reconnaitre que souvent cette merveille, cette espèce de prodige, se produit comme si elle était l'effet d'une puissance supérieure et invisible, extérieure à l'homme, après une période ou celui-ci a fait abus de ses facultés physiques.

Dirons-nous qu'elle est la récompense de la prière assidue et des ardeurs spirituelles? Il est certain qu'une élévation constante du désir, une tension des forces spirituelles vers le ciel, serait le régime le plus propre à créer cette santé morale, si éclatante et si glorieuse; mais en vertu de quelle loi absurde se manifeste-t-elle parfois après de coupables orgies de l'imagination, après un abus sophistique de la raison qui est à son usage honnête et raisonnable ce que les tours de dislocation sont à la same gymnastique?

C'est pourquoi je préfère considérer cette condition anormale de l'esprit comme une véritable grace, comme un miroir magique ou l'homme est invité à se voir en beau, c'est-à-dire tel qu'il devrait et pourrait être; une espèce d'excitation angélique, un rappel a l'ordre sous une forme complimenteuse.

7. Edgar Allan Poe, Marginalia (XVI):

There is, however, a class of fancies of exquisite delicacy, which are not thoughts, and to which, as yet, I have found it absolutely impossible to adapt language. I use the word "fancies" at random, and merely because I must use some word; but the idea commonly attached to the term is not even remotely applicable to the shadows of shadows in question. They seem to me rather psychal than intellectual. They arise in the soul (alas, how rarely!) only at its epochs of most intense tranquillity, when the bodily and mental health are in perfection, and at those mere points of time where the confines of the waking world blend with those of the world of dreams. I am aware of these "fancies" only when I am upon the very brink of sleep, with the consciousness that I am so. I have satisfied myself that this condition exists but for an inappreciable point of time, yet it is crowded with these "shadows of shadows"; and for absolute thought there is demanded time's endurance. These "fancies" have in them a pleasurable ecstasy, as far beyond the most pleasurable of the world of wakefulness or of dreams as the heaven of the Northman theology is beyond its hell. I regard the visions, even as they arise, with an awe which, in some measure, moderates or tranquillizes the ecstasy; I so regard them through a conviction (which seems a portion of the ecstasy itself) that this ecstasy, in itself, is of a character supernal to the human nature—is a glimpse of the spirit's outer world; and I arrive at this conclusion, if this term is at all applicable to instantaneous intuition, by a perception that the delight experienced has, as its element, but the absoluteness of novelty. I say the "absoluteness," for in these fancies—let me now term them psychal impressions—there is really nothing even approximate in character to impressions ordinarily received. It is as if the five senses were supplanted by five myriad others alien to mortality.

8. Paul Claudel, Sur Dante:{e}

L'inspiration à elle seule ne suffirait pas à faire un de ces grands poètes que j'ai dits. Il faut qu'à l'oeuvre de la grâce répondent, de la part du sujet, non seulement la parfaite bonne volonté, la simplicité et la bonne foi, mais aussi des forces naturelles exceptionnelles, controlées et administrées par une intelligence à la fois hardie, prudente et subtile et par une expérience consommée. . . .

Par l'intelligence, le poète, qui ne recoit le plus souvent de l'inspiration qu'une vision incomplète, qu'un appel ou mot énigmatique et informe, devient capable, par une recherche diligente et audacieuse, par une sévère interrogation de ses matériaux, par l'abnégation de toute idée préconcue devant le but, de constituer un spectacle fermé, un certain monde intérieur à lui-même dont toutes les parties sont gouvernées par des rapports organiques et par des proportions indissolubles.

9. Paul Claudel, Sur l'Inspiration poétique:{f}

Toutes les facultés sont à l'état suprême de vigilance et d'attention, chacune prête a fournir ce qu'elle peut et ce qu'il faut, la mémoire, l'expérience, la fantaisie, la patience, le courage intrépide et parfois heroique, le gout, qui juge aussitot de ce qui est contraire ou non à notre intention encore obscure, l'intelligence surtout qui regarde, évalue, demande, conseille, réprime, stimule, sépare, condamne, rassemble, répartit et répand partout l'ordre, la lumière et la proportion. Ce nest pas l'intelligence qui fait, c'est l'intelligence qui nous regarde faire.

10. Francis Thompson, in Health and Holiness:{g}

Both Saint and Poet undergo a preparation for their work; and in both a notable feature of this preparation is a period of preliminary retirement. Even the Poets most in and of the world experience it in some form; though in their case it may be an inward process only, leaving no trace on their outward life. It is part of the mysterious law which directs all fruitful increase. The lily, about to seed, withdraws from the general gaze, and lapses into the claustral bosom of the water. Spiritual incubation obeys the same unheard command; whether it be Coleridge in his cottage at Nether Stowey, or Ignatius in his cave at Manresa. In Poet, as in Saint, this retirement is a process of pain and struggle. For it is nothing else than a gradual conformation to artistic law. He absorbs the law into himself; or rather he is himself absorbed into the law, moulded to it, until he become sensitively respondent to its faintest motion, as the spiritualized body to the soul. Thenceforth he needs no guidance from formal rule, having a more delicate rule within him. He is a law to himself, or indeed he is the law. In like manner does the Saint receive into himself and become one with divine law, whereafter he no longer needs to follow where the flocks have trodden, to keep the beaten track of rule: his will has undergone the heavenly magnetization by which it points always and unalterably towards God.

In both Saint and Poet this process is followed by a rapid and bountiful development of power: in both there are throes, as it were the throes of birth. Light and darkness succeed each other like the successive waves of sun and gloom on a hillside under a brightly windy sky; but the gloom is prolonged, the light swift and intermittent.

11. Raissa Maritain, Magie, Poésie, et Mystique:{h}

Disons, pour conclure, que lorsqu'il s'agit de mystique et de poésie, si fermement persuadé que l'on soit de la diversité de leur essence, on ne peut lire sans émotion les beaux textes ou toutes ces richesses sont confondues et que nous livrent les poètes,—eux qui n'ont pas la charge de distinguer. . . . Je pense par exemple à cette page de Lautréamont citée par Roland de Renéville: "La poésie &once les rapports qui existent entre les premiers principes et les vérités secondaires de la vie. . . La poésie découvre les lois qui font vivre la politique théorique, la paix universelle. . . . Nous sommes loin .. . des fabricateurs d'odes, des marchands d'épigrammes contre la divinite Revenons a Confucius, au Bouddha, à Socrate, à Jésus-Christ, moralistes qui couraient les villages en souffrant de faim."{i}

Tout nous oblige à maintenir les différences,—et d'abord entre les moralistes et Dieu; puis entre la poésie et la mystique. Mais si le Poke confond tout, ne serait-ce pas parce qu'en lui agissent ensemble les puissances formatrices du monde et de la parole, et l'attrait divin vers la connaissance et l'union mystiques? II faut croire, puisque les poètes affirment avoir découvert dans leurs navigation ou divagations nocturnes un Royaume plus grand que le monde, qu'un Ange se plait parfois à faire chavirer leur barque, de quoi prendre un peu "de cette eau" dont park l'Evangile, pour qu'ils ne aillent pas sans quelque inquietude, et quelque grand et mystérieux désir. IV

12. Raissa Maritain, Sens et Non-sens en poésie:

Le sens logique ou rationnel n'est pas exigible en poésie pour luimême, it semble même extrinsèque à la poésie comme telle. Et cependant, d'une manière ou d'une autre, à un degré quelconque, it accompagne toujours l'oeuvre poétique: ou bien d'une facon explicite, ou bien en faisant implicitement appel au concours de l'intelligence. . . .

Le sens poétique se confond avec la poésie elle-même. Si j'emploie ici l'expression sens poétique pint& que le mot poésie, c'est pour marquer que la poésie fait être le poème, comme l'âme fait être le corps, en étant la forme (en langage aristotélicien) ou l'idee (en langage spinoziste) de ce corps, en lui donnant une signification substantielle, un sens ontologique. Ce sens poétique est tout autre chose que le sens intelligible, comme l'âme d'un homme est tout autre chose que son discours; et dans l'oeuvre poétique, it est inséparable de la structure formelle de celle-ci: qu'elle soit claire ou obscure, it est là, quoi qu'il en soit du sens intelligible; it est substantiellement lié à la forme, immanent à l'organisme de mots, immanent à la forme poétique. Il ne peut pas être séparé de la forme verbale qu'il anime du dedans. Raconter un poème, même le plus Clair des poèmes, c'est en abolir la poésie. Et le sens qu'on en tire en le racontant n'est plus le sens du poème. Le sens du poème ne fait qu'un avec sa forme verbale. (Que certaines "correspondances" verbales soient possibles d'une langue à l'autre ne contredit pas cette assertion.) C'est là ce qui distingue tout d'abord le poème de toute oeuvre de mode prosaique, je ne dis pas de toute prose. Dans le mode prosaique, en effet, les mots ne sont presque exclusivement que des signes; ils sont là, avant tout, pour référer l'esprit à oe qu'ils signifient; eux-mêmes, ils ont une importance secondaire. Tandis qu'en poésie les mots sont à la fois des signes et des objets (des objets porteurs d'images) qui s'organisent en un corps vivant et indépendant; ils ne peuvent céder la place à un synonyme sans que souffre ou meure le sens du poème comme tel.

V

13. Gerard Manley Hopkins, Hurrahing in Harvest:{k}

Summer ends now; now, barbarous in beauty, the stooks arise
Around; up above, what wind-walks! what lovely behaviour
Of silk-sack clouds! has wilder, wilful-wavier
Meal-drift moulded ever and melted across skies?
I walk, I lift up, I lift up heart, eyes,
Down all that glory in the heavens to glean our Saviour;
And éyes, heart, what looks, what lips yet gave you a
Rapturous love's greeting of realer, of rounder replies?

And the azurous hung hills are his world-wielding shoulder
Majestic—as a stallion stalwart, very-violet-sweet!—
These things, these things were here and but the beholder
Wanting; which two when they once meet,
The heart rears wings bold and bolder
And hurls for him, O half hurls earth for him off under his feet.

14. St.-John Perse, in Anabase:{l}

Mieux dit: nous t'avisons, Rhéteur! de nos profits incalculables. Les mers fautives aux détroits n'ont point connu de juge plus étroiti Et l'homme enthousiasmé d'un vin, portant son coeur farouche et bourdonnant comme un gâteau de mouches noires, se prend à dire ces chores: ". . . Roses, pourpre la terre vaste à mon désir, et qui en posera les limites ce soh? . . . la violence au coeur du sage, et qui en posera les limites ce soir? . . ." Et un tel, fils d'un tel, homme pauvre,

vient au pouvoir des signes et des songes.

15. Allen Tate, The Ancestors:{m}

When the night's coming and the last light falls
A weak child among lost shadows on the floor,
It is your listening: pulse heeds the strain
Of fore and after, wind shivers the door.
What masterful delay commands the blood
Breaking its access to the living heart?
Consider this, the secret indecision,
Not rudeness of time but the systaltic flood
Of ancient failure begging its new start:
The flickered pause between the day and night
(When the heart knows its informality)
The bones hear but the eyes will never see—
Punctilious abyss, the yawn of space
Come once a day to suffocate the sight.
There is no man on earth who can be free
Of this, the eldest in the latest crime.

16. Paul Valery, in Le Cimetière marin:{n}

O pour moi seul, à moi seul, en moi-même,
Auprès d'un coeur, aux sources du poème,
Entre le vide et l'événement pur,
J'attends l'écho de ma grandeur interne,
Amère, sombre et sonore citerne,
Sonnant dans Fâme un creux toujours futur!

Sais-tu, fausse captive des feuillages,
Golfe mangeur de ces maigres grillages,
Sur mes yeux clos, secrets éblouissants,
Quel corps me traine à sa fin paresseuse,
Quel front l'attire à cette terre osseuse?
Une étincelle y pense à mes absents.

VI

17. Alfred Lord Tennyson, The Days That Are No More:

Tears, idle tears, I know not what they mean,
Tears from the depth of some divine despair
Rise in the heart, and gather to the eyes,
In looking on the happy autumn-fields,
And thinking of the days that are no more.

Fresh as the first beam glittering on a sail,
That brings our friends up from the underworld,
Sad as the last which reddens over one
That sinks with all we love below the verge;
So sad, so fresh, the days that are no more.

Ah, sad and strange as in dark summer dawns
The earliest pipe of half-awaken'd birds
To dying ears, when unto dying eyes
The casement slowly grows a glimmering square;
So sad, so strange, the days that are no more.

Dear as remember'd kisses after death,
And sweet as those by hopeless fancy feign'd
On lips that are for others; deep as love,
Deep as first love, and wild with all regret;
O Death in Life, the days that are no more!

18. Baudelaire, in Le Balcon:

La nuit s'épaississait ainsi qu'une cloison,
Et mes yeux dans le noir devinaient tes prunelles,
Et je buvais ton souffle, o douceur, o poison!_
Et tes pieds s'endormaient dans mes mains fraternelles.
La nuit s'épaississait ainsi qu'une cloison.

19. Francis Thompson, in The Hound of Heaven:{o}

I triumphed and I saddened with all weather,
Heaven and I wept together,
And its sweet tears were salt with mortal mine;
Against the red throb of its sunset-heart
I laid my own to beat,
And share commingling heat;
But not by that, by that, was eased my human smart.
In vain my tears were wet on Heaven's grey cheek.
For ahl we know not what each other says,
These things and I; in sound I speak—
Their sound is but their stir, they speak by silences.
Nature, poor stepdame, cannot slake my drouth;
Let her, if she would owe me,
Drop you bosom-veil of sky, and show me
The breasts o' her tenderness:
Never did any milk of hers once bless
My thirsting mouth.
Nigh and nigh draws the chase,
With unperturbèd pace,
Deliberate speed, majestic instancy;
And past those noisèd Feet
A voice comes yet more fleet—
"Lo! naught contents thee, who content'st not Mel"

20. Jules Supervielle, in Le ciel se penche sur la terre:{p}

Je suis si soul quo je ne reconnais plus la forme exacte de mes mains
Et je sons mon coeur en moi comme une douleur étrangère.
Silence! On ne pout pas offrir l'oreille it ces
On ne pent memo pas y penser tout bas
Car Von pens° beaucoup trop bent et cola fait un vacarme terrible.

21. Yeats, The Second Coming: {q}

Turning and turning in the widening gyre
The falcon cannot hear the falconer;
Things fall apart; the centre cannot hold;
Mere anarchy is loosed upon the world,
The blood-dimmed tide is loosed, and everywhere
The ceremony of innocence is drowned;
The best lack all conviction, while the worst
Are full of passionate intensity.

Surely some revelation is at hand;
Surely the Second Coming is at hand.
The Second Coming! Hardly are those words out
When a vast image out of Spiritus Mundi
Troubles my sight: somewhere in sands of the desert
A shape with lion body and the head of a man,
A gaze blank and pitiless as the sun,
Is moving its slow thighs, while all about it
Reel shadows of the indignant desert birds.
The darkness drops again; but now I know
That twenty centuries of stony sleep
Were vexed to nightmare by a rocking cradle,
And what rough beast, its hour come round at last,
Slouches towards Bethlehem to be born?

22. W. H. Auden, Something is bound to happen:{r}

Doom is dark and deeper than any sea-dingle
Upon what man it fall
In spring, day-wishing flowers appearing,
Avalanche sliding, white snow from rock-face,
That he should leave his house,
No cloud-soft band can hold him, restraint by women;
But ever that man goes
Through place-keepers, through forest trees,
A stranger to strangers over undried sea,
Houses for fishes, suffocating water,
Or lonely on fell as chat,
By pot-holed becks
A bird stone-haunting, an unquiet bird.

There head falls forward, fatigued at evening,
And dreams of home,
Waving from window, spread of welcome,
Kissing of wife under single sheet;
But waking sees
Bird-flocks nameless to him, through doorway voices
Of new men making another love.

Save him from hostile capture,
From sudden tiger's spring at corner;
Protect his house,
His anxious house where days are counted
From thunderbolt protect,
From gradual ruin spreading like a stain;
Converting number from vague to certain,
Bring joy, bring day of his returning,
Lucky with day approaching, with leaning dawn.

VII

23. R. P. Blackmur, Sut lacrimae rerum et mentem mortalia tangunt:{s}

Across the huddled lamplight window glass
is black, ashine with that last, blacker mass,
the drifting shadow of arrested wings.
Here is the empty chair, and here, alas!
the awaited time, when time seems most to pass.

We are, in midmost ground, our own dead kings:

Because in dark are bred the tears of things
that frost the heart, cold dew on prostrate grass,
new psyche gathers gooseflesh in, and sings,
in its dark corners, its wild waste winnowings.

24. Rene Char, in Calendrier:{t}

J'ai lié les Imes aux autres mes convictions et agrandi to Présence. J'ai octroyé un tours nouveau it Ines jours en les adossant a cette force spacieuse. J'ai congédié la violence qui limitait mon ascendant. J'ai pris sans éclat le poignet de l'équinoxe. L'oracle ne me vassalise plus. J'entre: réprouve ou non la grace. . .

25. John Berryman, in At Chinese Checkers:{u}

I

Again—but other faces bend with mine
Upon the board—I settle to this game
And drive my marbles leaping or in line
Towards the goal, the triangular blue aim
Of all my red ones, as it was before.
Sitting with strangers by a Northern lake
I watch the opening and the shutting door,
The paradigms of Marble shift and break

X

The fox-like child I was or assume I was
I lose, the abstract remember only; all
The lightness and the passion for running lose
Together with all my terror, the blind call
At midnight for the mother. How shall we know
The noon we are to be in night we arc?
The altering winds are dark and the winds blow
Agitation and rest, unclear, unclear.

XIII

Against my will once in another game
I spat a piece of tooth out—this was love
Or the innocence of love, long past its time
Virgin with trust, which time makes nothing of.
The wind is loud. I wonder, Will it grow,
That trust, again? Can it again be strong?
What rehabilitations can the heart know
When the heart is split, when the faithful heart is wrong?

XIV

Venus on the half-shell was found a dish
To madden a fanatic: from the nave
Rolled obloquy and lust. Sea without fish,
Flat sea, and Simonetta had a grave
Deeper than the dark cliff of any tooth,
Deeper than memory. Obstinate, malicious,
The man across the table shouts an oath,
The sea recedes, strangers possess the house.

XV

Marbles are not the marbles that they were,
The accurate bright knuckle-breakers boys
In alleys, where there is no one to care,
Use, in the schoolyard use at noon, and poise
As Pheidias his incomparable gold.
The gold is lost. But issued from the tomb,
Delmore's magical tongue. What the sea told
Will keep these violent strangers from our room.

XVI

The marbles of the blood drive to their place,
Foam in the heart's level. The heart will mend,
Body will break and mend, the foam replace
For even the unconsolable his taken friend.
Wind is the emblem of the marbles' rest,
The sorrowful, the courageous marble's hurt
And strange recovery. Stubborn in the breast
The break and ache, the plunging powerful heart.

26. Henri Michaux, Terrasse:{v}

II avait la force du lion, quand it fut pris des faiblesses de l'en-fance. Elks le saisirent et grand et fort elks le bercèrent comme s'il n'avait pas age.

Ainsi s'accomplissait ce qui a éa dit: "Tu t'eleves pour fléchir. Tu avances pour tomber."

On cela advint, lit s'arrêta son chemin. Et toutes les plaintes passèrent en son sein: les plaintes de run, les plaintes de l'autre et les souffles du désir aui sont devenus des plaintes.

Mais après avoir chanté tent de plaintes, it n'avait pas encore exhalé la sienne, celle qui n'était qu'à lui.

Peut-être ne la trouvait-il pas, ou in cherchait-il plus loin, ou trop haul

Terrasse ardente. Terrasse nine. Au bout del'homme, au pied de l'escalier, au plus dénué de la plus reculee solitude. Il aboutit la, celui qui avail tant chargé.

Et comme il y parvenait, it fut secoué dune poigne sonde et un voile de faiblesse, passant en son être, effaça de sa vue Ce qu’il est interdit a l'homme de contempler.

27. E. E. Cummings, what if a much of a which of a wind:{w}

what if a much of a which of a wind
gives the truth to summer's lie;
bloodies with dizzying leaves the sun
and yanks immortal stars awry?
Blow king to beggar and queen to seem
(blow friend to fiend: blow space to time) —
when skies are hanged and oceans drowned, the
single secret will still be man

what if a keen of a lean wind flays
screaming hills with sleet and snow:
strangles valleys by ropes of thing
and stifles forests in white ago?
Blow hope to terror; blow seeing to blind
(blow pity to envy and soul to mind)
—whose hearts are mountains, roots are trees,
it's they shall cry hello to the spring

what if a dawn of a doom of a dream
bites the universe in two,
peels forever out of his grave
and sprinkles nowhere with me and you?
Blow soon to never and never to twice
(blow life to isn't: blow death to was)
—all nothing's only our hugest home;
the most who die, the more we live

VIII

28. Hart Crane, The Visible the Untrue:{x}

Yes, I being
the terrible puppet of my dreams, shall
lavish this on you—
the dense mine of the orchid, split in two.
And the finger-nails that cinch such environs?
And what about the staunch neighbor tabulations,
with all their zest for doom?

I'm wearing badges
that cancel all your kindness.
Forthright I watch the silver Zeppelin
destroy the sky. To
stir your confidence?
To move your sanctions?

The silver strophe . . . the canto
bright with myth . . . Such
distances leap landward without
evil smile. And, as for me .. .

The window weight throbs in its blind
partition. To extinguish what I have of faith.
Yes, light. And it is always
always, always the eternal rainbow
And it is always the day, the day of unkind farewell.

29. Pierre Reverdy, Tard dans la Nuit:{y}

La couleur clue décompose la nuit
La table ou ils se sont assis
Le verre en cheminée
La lampe est un coeur qui se vide
test une autre année
Une nouvelle ride
Y aviez-vous déjà pensé
La fenêtre &verse un cané bleu
La porte est plus intime Une séparation
Le remords et le crime Adieu je tombe
Dans l'angle doux des bras qui me reçoivent
Du coin du limn je vois toes ceux qui boivent
Je n'ose plus bouger Its sont assis
La table est ronde
Et ma mémoire aussi
Je use souviens de tout le monde
Meme de ceux qui sont partis

30. John Berryman, in The Dispossessed:{z}

. . . Every seat was sold.
A crone met in a clearing sprouts a beard
and has a tirade. Not a word we heard.

Movement of stone within a woman's heart,
abrupt and dominant. They gesture how
flogs really are. Rarely a child sings now.

My harpsichord weird as a koto inns
adagio for twilight, for the storm-worn dove
no more de-iced, and the spidery business of love.

That which a captain and a weaponeer
one day and one more day did, we did, ach
we did not, They did . . . cam slid, the great lock

lodged, and no soul of us all was near was near,—
an evil sky (where the umbrella bloomed)
twirled its mustaches, hissed, the ingenue fumed,

poor virgin, and no hero rides. The race
is done. Drifts through, between the cold black trunks,
the peachblow glory of the perishing sun

in empty houses where old things take place.

31. Paul Eluard, Parfait: { aa}

Un miracle de sable fin
Transperce les feuilles les flours
Eclat dans les fruits
Et comble les ombres.

Tout est enfin divisé
Tout se deforme et se perd Tout se brise et
disparait La mort sans conséquences.

Enfin

La lumiere n'a plus la nature
Ventilateur gourmand etoile de chaleur
Elle abandonne les couleurs
Elle abandonne son visage
Aveugle silencieuse
Elle est partout semblable et vide.

32. R. P. Blackmur, Missa Vocis:{bb}

Priest-mannerly the mind,
that president mask,
gives dogsight to the new blind,
priest-mannerly unknowing
what mastering ear-task
keeps the great churn going.

O unmannerable heart,
monk-dancer, be still,
be leashless, apart:
the sounding, the growing
unabettable will
sets the great churn going.

Lie chidden, lie dark,
in the reserved deep
lie prone, lie stark:
the unprayable flowing,
the vast sluiceage of sleep,
sets the great churn going.

In the wringing of new sound,
chance flowering to choice,
old words in full round
in-breathing, thrall-throwing:
the mass of new voice
keeps the great churn going.

IX

33. Jean Cocteau, La Mon a l'Amiral:{cc}

Les savons,
les neiges,
la rage,
le rire du cheval sauvage sortant nu de chez le barbier.

Nos mains. capucines de litre,
et le couteau de la colombe
et la momie en son herbier

et l'amiral debout: it sombre
comme un rideau de théatre,
applaudi par tout le rivage.

34. Dylan Thomas, The force that through the green fuse:{dd}

The force that through the green fuse drives the flower
Drives my green age; that blasts the roots of trees
Is my destrnyer.
And I am dumb to tell the crooked rose
My youth is bent by the same wintry fever.

The force that drives the water through the rocks
Drives my red blood; that dries the mouthing streams
Turns mine to wax.
And I am dumb to mouth unto my veins
How at the mountain spring the same mouth sucks.

The hand that whirls the water in the pool
Stirs the quicksand; that ropes the blowing wind
Hauls my shroud sail.
And I am dumb to tell the hanging man
How of my clay is made the hangman's lime.

The lips of time leech to the fountain head;
Love drips and gathers, but the fallen blood
Shall calm her sores.
And I am dumb to tell a weather's wind
How time has ticked a heaven round the stars.

And I am dumb to tell the lover's tomb
How at my sheet goes the same crooked worm.

35. Paul Eluard, Voyage du Silence:{ee}

Voyage du silenoe
De mes mains a tes yeux

Et dans tes eheveux
Ou des filles d'osier
S'adossent au soled
Remuent les lanes
Et laissent rombre d quatre fouilles
Gagner leur oocur chaud de sommeil.

36. Robert Fitzgerald, in Souls Lake:{ff}

Vague through the population of the earth
Lay stretched and dry below the cypresses,
It was not round-about but in my night,
Bone of my bone, as an old man would say:
And all its stone weighed my mortality;
The pool would be my body and my eyes,

The air my garment and material
Whereof that wateriness and mirror lived—
The colorable, meek and limpid world.
Though I had sworn my element alien
To the pure mind of night, the cold princes,
Behold them there, and both worlds were the same.

The heart's planet seemed not so lonely then,
Seeing what kin it found in that reclining.
And ah, though sweet the catch of your chorales,
I heard no singing there among my friends;
But still were the great waves, the lions shining,
And infinite still the discourse of the night.

37. Pierre Reverdy, Front de Nuages:{gg}

Sous le vent qui chasse
Sous le vent qui chante
Le vent de la mer

It coeur lourd dépasse
L'esprit qui le hante
Le temps est amer

Le ciel has se masque
Et l'espoir se lasso
Dans mes yeux ouverts

J'attends quo tout passe
Ma doulour plus bane
Sous le front convert

Aucun secret dans les rides inextricables de tos mains
Aucun regret dans ton regard qui ouvre le matin
Mêmo l'oubli du sang qui coule goutte a goutte des sources du destin

Notes

a. In Situation de la Poésie (Paris: Desclée De Brouwer, 1938).

b. Winds, by St.-John Perse, bilingual edition, translation by Hugh

Chisholm (Bollingen Series XXXIV; New York: Pantheon Books, 1953).

c. In 1 X 1 (New York: Holt, 1944).

d. In Plume, precede de Lointain intérieur (Paris; N. II. F., 1937).

e. In Positions et Propositions (Paris:Gallimard, 1928).

f. Ibid.

g. Works (London: Burns and Oates, 1913), Vol. III.

h. In Situation de la Poésie.

i. Preface to unpublished poems. See Texts without Comment, Chapter V, No. 29.

j. In Situation de la Poésie.

k. In Poems (New York: Oxford University Press, 1948).

l. Anabasis, by St.-J. Perse, with a translation into English by T. S. Eliot (New York: Harcourt, Brace, 1938).

m. In Poems 1922-1947 (New York: Scribner, 1948).

n. Poésies (Paris: N. R. F., 1930).

o. Works, Vol. I.

p. Le Forçat Innocent (Paris: Gallimard, 1930).

q. In Collected Poems (2nd ed.,New York: Macmillan 1950).

r. In The Collected Poetry of W. H. Auden (NewYork: Random House, 1945).

s. In The Good European (Cummington, Mass.: The Cummington Press, 1947).

t. Seuls demeurent (Paris: Gallimard, 1945).

u. The Dispossessed (New York: William Sloane, 1948).

v.  In Epreuves, Exorcismes (Paris: Gallimard, 1945).

w. In 1 X 1

x. In Collected Poems (New York: Liveright, 1933).

y. In Les Epaves du Clef (Paris: N. R. F., 1924).

z. The Dispossessed (New York: William Sloane, 1948).

aa. In Capitale de la Douleur (Paris: N. R. F., 1926).

bb. In The Second World (Cummington, Mass.: The Cummington Press, 1942).

cc. In Vocabulaire (Paris: La Sirene, 1922), and Oeuvres completes (Geneva: Marguerat, 1947), Vol. III.

dd. In Selected Writings (New York: New Directions, 1946).

ee. In L'Amour la Poesie.

ff. A Wreath for the Sea (New York: New Directions, 1943).

gg. In Ferraile, 1937: reprinted in Main d'OEuvre.
(Paris: Mercure de France, 1949).

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